17.04.2018 par LR
num.278 mai 2018 p.15
Un brin de nostalgie

Les travaux ont débuté à l’école Bon-Séjour et des Caves, lieu intimiste des concerts classiques et d’autres spectacles. On ne peut passer devant sans se rappeler de bons souvenirs musicaux ou théâtraux, d’heures inoubliables de musique merveilleuse et d’artistes aux talents multiples.
Les poutres et le toit de liaison s’enlèvent peu à peu, le terrain est sens dessus dessous, les machines creusent, déplacent, soulèvent, labourent ne laissant place qu’à des trous, des tranchées, de petites passerelles, des monticules de terre, des matériaux de chantier, des palissades et des grillages.

Si l’on espère que le futur soit plus beau qu‘avant, on ne peut néanmoins que garder dans nos mémoires ces images d’un décor particulier, message d’un passé et d’un patrimoine cher à notre cœur. Que l’on rénove, que l’on transforme, que l’on modernise, soit ! Mais il y a des parcelles auxquelles on ne devrait pas toucher, car elles sont une histoire qui parle à travers les générations. Ceci est important et même très important, si l’on veut faire vivre un certain patrimoine qu’il soit communal, cantonal ou fédéral.
Il faut être de son temps. On le conçoit ! Mais que cela ne soit pas au détriment d’une architecture ancienne qui perdra peut-être de sa valeur. Les intérêts, suivant le domaine dans lequel on se place ne sont pas les mêmes. Chacun défend sa bannière, parfois pas toujours judicieusement.
C’est un avis comme un autre, mais ce qui compte c’est l’impact qui en ressortira.
Pour nous, mélomanes, lorsque les travaux seront finis, il restera toujours un brin de nostalgie, dans ce que fut l’école d’autrefois et depuis 14 ans les Caves de Bon-Séjour. Grâce à Brigitte Siddiqui, la programmatrice des concerts, ce lieu prit une âme. Un public toujours plus nombreux, convaincu et enthousiaste comblait cet endroit qui se transformait peu à peu. Il a fallu de la patience, de la ténacité, des heures de contact, d’écriture, de responsabilités en tous genres, de force morale et de passion pour apporter au public des concerts de qualité exceptionnelle et faire vibrer ce «petit coin de paradis» d’ondes sonores et apaisantes.
Merci, Chère Brigitte et à toute ta famille d’avoir contribué à rendre ce lieu «magique» presque immortel et de nous avoir permis de vivre de belles heures musicales, imprimées au fond de notre être.
La vie continue. Au Boléro on y viendra pour un laps de temps. Dans deux ans, on se retrouvera pour une nouvelle page à écrire des concerts classiques des dimanches aux Caves de Bon-Séjour.
Lucette Robyr
 

auteur : Lucette Robyr

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