Un sujet actuel m’interroge, un serpent de mer local.
Plus précisément, l’installation de feux de signalisation au débouché du chemin de Pont-Céard sur la route de Suisse.
Bref historique :
Avec la requalification de la route de Suisse, compétence cantonale, des poteaux et des feux tricolores ont été posés. Une cabine de commande installée. Puis, curieusement, les feux n’ont pas été mis en service; ils ont été emballés et jamais opérationnels.
Enfin, dernièrement, tout le matériel a disparu…
La Question : pourquoi et pour quel motif installer des feux de signalisation, sécuriser piétons + vélos + voitures, et tout disparait sans avertissement aux usagers ?
La mise à 30km/h du chemin de Pont-Céard toujours à l’étude. Une piste ?
Mieux, il semblait que les conducteurs des bus TPG étaient très favorables à une régulation par feux tricolores, pour assurer sécurité et ponctualité de leur service.
Enquête ? Auprès de la Commune ? de l’Etat ?
Avec mes plus cordiales salutations. Francis Snoeckx.
Nous avons demandé les explications à M. Julien Marquis - qui sera Maire de Versoix dès le 1er juin - et qui a suivi dans le détail, depuis 5 ans, le long accouchement, orchestré par l’Etat de Genève, du fameux serpent de mer que constitue la traversée de Versoix, avec son « gymkana » pour les cyclistes et piétons, pour les TPG, mais aussi pour les voitures avec ses treize obstacles « casse-dos » d’âne !) qui fait de Versoix une exception, une genferei de plus, sur le pourtour du Léman ! Pierre Dupanloup
Réponse de M. Julien Marquis à notre lecteur :Petite correction à titre liminaire : les feux ont bien été allumés, puis éteints et emballés, et les TPG n’y sont pas « très favorables », ils ont au contraire indiqué à l’OCT que les feux n’amenaient aucune amélioration notable pour s’insérer dans le trafic, une question de quelques secondes aux heures de pointe. Impossible en revanche de savoir et de se déterminer sur ce que peut dire tel ou tel chauffeur à tel ou tel passager, la commune peut difficilement se baser sur d’éventuelles appréciations personnelles et orales de l’un ou l’autre employé.
L'OCT a décidé en 2025 la dépose définitive des feux, éteints depuis longtemps et laissés sur place jusqu'alors avec un sac sur la tête. C’est une bonne nouvelle, qui entérine ce choix et débarrasse le domaine public.
Depuis leur extinction, la situation s’était en réalité améliorée.
En effet, les feux ont posé plus de problèmes qu’ils n’en ont résolus, car les usagers ne comprenaient pas que le feu rouge sur la route de Suisse direction Lausanne valait pour toutes directions, s’arrêtaient pour tourner à gauche mais continuaient d'avancer en ignorant le rouge direction Lausanne, croyant que le feu passant au rouge ne valait que pour le tourner à gauche sur Pont-Céard. La régulation par des feux a donc généré un danger.
Pour rallumer le système de détection des bus en cas d’attente trop longue, il faudrait supprimer la présélection depuis Genève vers Pont-Céard, ce que la commune ne souhaitait pas et ne souhaite toujours pas (embouteillage sur la seule voie restante dans ce cas). Ou installer un bloc de feux complet, pour toutes les directions, comme à Bon-Séjour (carrefour Sauverny/Route de Suisse), ce que l’OCT ne souhaite pas, et la commune non plus, le but étant de ne pas multiplier les feux lorsque ce n’est pas indispensable. Or au bas de Pont-Céard, rien ne commande de réguler toute la journée le carrefour par divers feux et d’arrêter la circulation dans tous les sens, alors que le trafic est aujourd’hui fluide.
Bref, le système imaginé s’est avéré trop compliqué et inadapté, tandis que l’absence de feux fonctionne mieux.
Julien Marquis