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04.09.2026 par DTT
num.362 octobre 2026 p.11 CM annulé: les Centristes mécontents
En septembre, pas de séance publique du Conseil municipal. Au grand dam des membres du groupe Le Centre – Vert'libéraux qui s’en prennent vertement au Conseil administratif. «Le Conseil Municipal se réunit 9 à 10 fois par année, le lundi soir à 20h00 à la Maison du Charron, 6 rue des Moulins», peut-on lire sur le site officiel de la commune. Mais 9 à 10 fois par an, ce n’est pas toujours le cas. En effet, pour la deuxième fois en 2026, une séance a, à nouveau, été annulée. Au mieux, il n’y aura que 7 plénières. Que signifient ces annulations? Les élus du délibératif n’ont-ils plus de sujets à traiter? Le Conseil municipal serait-il devenu une simple chambre d’enregistrement de l’exécutif qui mènerait sa barque comme il le souhaite? Face à ces questions, les membres du groupe Le Centre – Vert'libéraux (LCVL) ont leur petite idée. Et n’hésitent pas à faire part de leur courroux. Dans un communiqué publié en page 10 du Versoix Région No 361, ils s’en prennent ainsi au Conseil administratif se demandant si ce dernier ne serait pas déjà à bout de souffle «alors même que des projets d’envergure doivent être dument validés par le Conseil municipal». Aucun vote Et le groupe LCVL d’évoquer dans son texte «l’impossibilité de stopper la location des locaux «ex-Füst» par la commune, et son projet-fantôme de maison de quartier qui coûte actuellement CHF 20'000.— par mois aux contribuables pour du vide». Les Centristes relèvent encore qu’ainsi il n’y aura aucun vote non plus concernant de nombreux crédits pour «l'extension de la plage de Port-Choiseul en parc public, le parc du Molard, un skatepark et un pumptrack au Centre sportif CSV, la Voie Verte, sans oublier la végétalisation des préaux d'école». «Le Conseil administratif avait visiblement peu de projets sur la table pour cette séance de rentrée, explique Nils Forestier, vice-président du Municipal. J'ajoute que certains textes doivent encore être discutés et préavisés en commission ces prochaines semaines, comme la révision du règlement du Conseil municipal.» Mais, pour le jeune socialiste, «cela n'aurait pas empêché d'organiser une séance en septembre. Mon parti souhaitait d'ailleurs y déposer une motion.» Élus informés Dans le viseur des Centristes, l’exécutif conteste ces accusations. «Le calendrier des séances du Conseil municipal est de la compétence de son bureau, et non du Conseil administratif. La séance du Conseil municipal de septembre n’a donc pas été «supprimée»: nous avons ainsi proposé au délibératif, faute d’objet important à traiter, de la remplacer par une séance de commissions réunies autour d’un projet important, explique Julien Marquis, le maire. Cette proposition a été acceptée par l’ensemble des groupes, y compris par le groupe LCVL, qui affirme donc faussement avoir appris quelque chose à son retour de vacances». Et de rappeler encore que «les élus sont informés tout au long de l’année de l’évolution des différents dossiers dans les diverses commissions.» On notera toutefois que depuis le début de cette législature le groupe LCVL est un peu devenu un parti d’opposition. Celles et ceux qui assistent dans le public aux débats du délibératif ne nous contrediront pas. Mais le fait de ne plus avoir de représentant du Centre au sein du Conseil administratif, voilà des décennies que ce n’était plus arrivé, explique sans doute cela. DTT auteur : Didier Tischler Taillard
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