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10.09.2026 par DTT
num.362 octobre 2026 p.11
Que sont-ils devenus ? Cédric Lambert: servir et disparaître

 Ils (et elles) ont siégé au Conseil administratif pendant des années. Le magistrat centriste, lui, a battu tous les records de longévité. Mais maintenant que fait-il? Il se confie.

«Quitter l’exécutif communal après 18 ans de service était une décision planifiée et les tâches liées à la fonction se sont toutes terminées très bien et progressivement, explique Cédric Lambert. Par ailleurs, conformément à notre système politique de milice, j’ai toujours exercé ma vie professionnelle à l’Institut des sciences de l’environnement de l’Université de Genève en parallèle. Aujourd’hui, je m’y consacre plus librement et intensément.»

Alors, heureux? «Un mois avant de terminer mon mandat politique, j’ai eu l’immense bonheur de devenir grand-père d’une petite fille magnifique qui m’a rappelé l’importance de la vie de famille à laquelle je peux me consacrer davantage. J’ai aussi pris un peu de congé pour passer un séjour à la mer avec ma maman âgée de 92 ans, poursuit le sexagénaire. Enfin, avant que l’arthrose ne me bloque les petits doigts, j’ai intensifié mes activités de guitariste au sein d’un groupe folk-rock avec deux amis versoisiens.»

Pas de tout repos

Il faut dire qu’un mandat dans un exécutif communal n’est pas de tout repos. «J’y consacrais environ 20 heures par semaine, tantôt avec les collègues du Conseil administratif ou du Conseil municipal, tantôt avec les services communaux et cantonaux, ou encore par une présence auprès de la population lors des diverses rencontres festives ou de résolution de problèmes, précise Cédric Lambert. Mais je suis parvenu à couper, et je l’ai appris de mes prédécesseurs, il faut savoir servir et disparaître».

Pour autant, après tant d’années, le centriste avoue ne pas avoir totalement rompu avec la politique: «Je reste discrètement actif en soutenant mes camarades de la nouvelle alliance Le Centre -PVL Versoix. Je n’exerce actuellement pas de responsabilités associatives, mais je me suis devenu membre du Groupe ornithologique du bassin genevois (GOBG) pour réveiller une passion d’enfance portée aux oiseaux. Mais de nombreux projets m’intéressent.»

Pas indifférent

Lors de ses mandats, Versoix a connu quelques affaires et turbulences. Ce qui ne laisse évidemment pas indifférent l’ancien magistrat. «Si on quitte sa fonction exécutive du jour au lendemain, la passion pour la politique communale reste et je la suis lors de mes rencontres mais aussi en lisant la presse locale, explique-t-il. Je m’étonne parfois de voir que les critiques impatientes soulevées par mes opposants virulents de la précédente législature n’accélèrent pas l’urgence de la réalisation des projets maintenant qu’ils sont aux commandes de la commune». Et de prendre comme exemples le parc Choiseul en prolongement de la plage, la piscine communale couverte, l’ombrage des espaces publics, etc.

«Mais sans doute ne suis-je plus assez informé!», conclut-il ironiquement.

Propos recueillis par Didier Tischler Taillard

auteur : Didier Tischler Taillard

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Cédric Lambert, un homme plus libre