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Le pont de la Tourne à Conti sur la Versoix dernier vestige entre Richelien et Versoix n'est plus entretenu et menace dêtre démoli par certains services.
Tous d'accord pour protéger la centrale hydroélectrique du canal des usiniers d'une ruine certaine ?
Plan des sites de la Versoix montrant encore des ouvrages construits. Une espèce en voie de disparition ?
Plusieurs CA dont le Maire et des Conseillers administratifs participent à la visite
Les spécialistes du canton rencontrent ainsi les connaisseurs locaux dont M. Estier qui en est un brillant spécimen !
La responsable de l'Office du Patrimoine et des sites, accompagnée de l'historiel Bénédict Frommel (auteur du livre sur la Versoix) et Cédric Lambert ... ont entendu les appels du Patrimoine versoisien
A Sauverny, la consruction de logement dans l'ancien moulin pourrait remettre en question l'existence du canal, témoin visible de l'importance hydraulique de l'èpoque le long de la Versoix
Les représentants du Patrimoine sont convaincus de la nécessité de préservation mais dans d'autres services on l'est moins !
Un bel exemple de jalons du passé près de la douane de Sauverny ... côté français ! On pourrait s'en inspirer davantage côté suisse, comme le souhaite le Patrimoine versoisien. Les élus semblent convaincus.
A la Bâtie, le travail de dégagement du canal du moulin effectué par le Patrimoine versoisien a été bien abîmé et partiellement comblé par les travaux d'aménagement de logements dans les bâtiments. Difficile de faire respecter des intérêts divergeants !
Même comblé on devine encore où passait le canal ... A expliquer pour les promeneurs.
Le fameux pont de la Tourne à Conti se dégrade. Certains services de l'Etat veulent le démolir. Le patrimoine versoisien est convaincu qu'il faut garder l'un des derniers vestiges de l'activité (débordante !) le long de la Versoix. La Commune n'étant pas le propriétaire de cet ouvrage pense que ce n'est pas à elle mais à l'Etat de veiller à sa pérennité.
Le Patrimoine versoisien propose de se charger de le nettoyer régulièrement pour ralentir la dégradation des parties métalliques. Un accord sera-t-il trouvé ?
Le manque d'entretien est-il voulu ? On peut se le demander dans le contexte des zones alluviales d'importance nationale. Concept qui tendrait à supprimer tous les témoins du passé et toute intervention humaine dans ce secteur.
Que deviendra cet ouvrage ? Une solution permettant de tenir compte des intérêts en présence est-elle encore possible ? Le département Nature et paysage semble ouvert au dialogue.
A la centrale hydroélectrique de l'ancienne Papeterie un autre problème se pose depuis les travaux de renaturation. Là aussi le bâtiment (non fermé) se dégrade et le Patrimoine versoisien s'en inquiète. Le toit va bientôt pourrir.
Il n'y a plus assez de débit dans le canal pour éviter son enlisement.
André Estier, Georges Savary et Bénédict Frommel sont inquiets devant le manque de coordination et de dialogue entre les services
Mais il gardent l'espoir que les autorités se mobilisent pour que ces ouvrages témoins de l'époque artisanale et industrielle si particulière à la Versoix ne disparaissent pas bêtement.
Au niveau de la ville, il y a de quoi mettre en valeur ces vestiges pour leur beauté et leur charge évocatrice de notre passé
Divonne a su donner de la visibilité à ses canaux. A Versoix, il y aurait aussi de quoi ! Et soutenez le Patrimoine versoisien qui fait un travail remarquable !
21.10.2011 par PAD
num.213 nov. 2011 p.03
Le patrimoine hydraulique de la Versoix en question

Au XIXe siècle, il y avait sur la Versoix et ses canaux plus de 20 roues ou installations hydrauliques entre Versoix et Sauverny. Dès qu'il y avait plus de 1m50 de différence de niveau, l'énergie était récupérée au moyen d'une roue. Au XXe siècle des centrales hydroélectriques ont été installées par des pionniers dont celles, encore en fonctionnement, de la famille Estier à Richelien et celle des Baumgartner à la Vieille Bâtie ou encore celle en amont de la papeterie aujourd'hui désaffectée et bientôt en ruine.

L'Association du Patrimoine Versoisien (APV),  présidée par le bouillant Georges Savary,  s'efforce de préserver les rares vestiges en les mettant en valeur, comme ce fut le cas à Richelien. Nombre de ces sites dépendent du canton et les autorités ont été alertées par l'APV. Ainsi,  le 4 octobre 2011, la cheffe de l'Office du Patrimoine Mme Irène Milici organisait avec M. Bénédict Frommel, historien du patrimoine, une matinée d'étude avec visite de 4 sites :

  • Sauverny à côté du pont : le canal d'amenée est encore existant mais les bâtiments sont en phase de rénovation pour en faire des logements.
  • La Bâtie devant l'Auberge des Chasseurs. le site (canal)  a été nettoyé par le Patrimoine versoisien l'an dernier. La réfection de la maison empiète sur ces vestiges.
  • A la Tourne à Conti, le pont métallique n'a plus été entretenu et se dégrade. Il se trouve dans la zone alluviale décrétée d'importance nationale. Il y a un vrai conflit de perspectives entre l'Office du Patrimoine, l'entretien des ouvrages d'art (DCTI), le Service Nature et Paysages et la Renaturation des cours d'eau (qui dépendent du DIM). Chacun fort de ses lois, les uns veulent le démolir alors que d'autres veulent le restaurer ou le maintenir comme le souhaite aussi le Patrimoine versoisien.
  • Au canal des usiniers, en amont de la papeterie, la centrale est à l'abandon avec sa turbine et le générateur électrique. Le patrimoine versoisien souhaite sauver ce bâtiment avec ses installations pouvant faire l'objet d'une halte touristique et pédagogique sur les parcours des promenuers. Là encore les objectifs divergent. Le canal est en voie d'obstruction par manque de courant. Il est encore temps d'intervenir et les membres du patrimoine sont prêts à relever les manches pour assainir l'édifice.

S'acheminera -t-on vers une convention entre la Commune, le Patrimoine versoisien et l'Etat ?

C'est peut-être l'esquisse d'une solution urgente sinon durable. Ce qui a frappé les participants à cette matine d'étude, c'est le cloisonnement des services de l'Etat et les rapports de force qui s'y installent en fonction des moyens disponibles. Et c'est très regrettable voire inadmissible pour le contribuable. Nous avons la chance d'avoir encore sur place, à Versoix, des temoins actifs de cette époque tels que M. André Estier et bien d'autres qui ont les idées, la connaissance et le bon sens auxquels s'ajoute la conscience de laisser  des traces tangibles de l'évolution des sociétés humaines aux générations futures.

Pourquoi ces personnes ne sont-elles pas davantage sollicitées par les services officiels pour faire la part des choses entre des intérêts qui devraient se conjuguer au lieu de s'opposer catégoriquement.

Il y a donc du pain sur la planche du patrimoine qui souhaite vraiment que les derniers éléments encore présents ne soient pas bêtement ou volontairement abandonnés aux outrages du temps. Le point rassurant en plus de l'espoir d'une concertation entre les offices cantonaux, c'est que deux de nos conseillers administratifs et plusieurs conseillers et conseillères municipaux  ont participé à cette matinée d'étude et semblent convaincus de la nécessité d'agir pour que la population résidente ne perde pas les attraits et les témoignages du pan de notre histoire liée à la Versoix.

On relève  dans le plan directeur de 2006 : Patrimoine hydraulique
La commune de Versoix est très riche d'un patrimoine hydraulique remarquable. Un nombre élevé d'ouvrages témoignent de l'importance du cours d'eau en tant que système énergétique : canaux, martinets, papeteries, pressoirs, battoirs, scieries, centrales hydro-électriques). Le plan de protection de la Versoix tend à préserver cet héritage. Le concept d'éco-musée, développé au chapitre 7, cherche à mettre en valeur ces éléments et les intégrer dans un projet de gestion du vallon de la Versoix.  Carte du patrimoine hydraulique

 

 

 

 

auteur : Pierre Dupanloup

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