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18.03.2017 par MG
num.267 avril 2017 p.15
La politique vole bas

Aux États-Unis Donald Trump, élu à la présidence par une majorité de la population (Fake News # 1) entourée de ses amis milliardaires non élus, déclare que le réchauffement planétaire n’est qu’un essai par les Chinois de détruire l’économie des États-Unis. Il veut annuler la participation de son pays à la résolution du COP21 (qui déjà ne touchait pas l’aviation).

En Suisse, au Conseil des États, les politiciens de l’UDC luttent désespérément contre le plan énergétique suisse : un plan qui, en réalité, dépend des achats massifs des «carbon credits» afin de prétendre que ce pays diminue son empreinte énergétique.


Au Grand Conseil de Genève, les partis de la droite, pour la plupart habitants des régions en dehors des nuisances aéroportuaires, votent en un bloc solide contre l’idée (OMG : Oh My God !) d’oser questionner l’aéroport sur ses plans de dépenses.

Alors comment peut-on avoir confiance en Monsieur Maudet, conseiller d’État PLR et magistrat de tutelle de l'aéroport, pour qu'il défende les riverains de l’aéroport face à son parti politique (uni derrière l’aéroport et l’économie), l’OFAC, l’aéroport et le conseil fédéral ?

A Versoix, le conseil communal approuve, à la quasi-unanimité, la proposition de demander une dérogation au PLQ pour construire deux immeubles, de quatre et six étages, à un endroit sous le couloir aérien, à quelques dizaines de mètres de la ligne CFF et aussi de la route de Lausanne. Il est proposé d’y encadrer des personnes âgées avant leur éventuelle entrée en EMS !

  • Ma première réaction est de penser que ces personnes âgées demanderont rapidement leur transfert dans un EMS loin de cet endroit.
  • Ma deuxième réaction est de me demander comment, après avoir pris une telle décision, Versoix peut prétendre protester contre le bruit des avions dans d’autres communes.


Pour terminer, et afin d’indiquer à tous ces hommes et toutes ces femmes politiques qui «pensent autrement», j’inclus la contenue d’une lettre que j’ai reçue en 2015 d’une aide-soignante ayant travaillé longtemps à Versoix.

"Je prends la plume, pour vous parler de ce que j’ai vécu et vu, lors de mon travail à la Résidence : Beau Séjour à Versoix.
Tout d’abord, l’odeur du kerozen
[sic] selon le vent et ses vapeurs l’été – le bruit quand l’avion rasait le toit de notre Institut, ce qui avait pour effet de graisser les carreaux des fenêtres : les chiffons en étaient noirs après nettoyage; et une fois par mois les balcons devaient être frottés et brossés pour enlever la grisaille [sic] des dépôts. Nous avons subi toutes ses nuisances et encore à ce jour."


Voilà le constat d’une citoyenne lambda !
Décidément, la politique vole bas !

 

auteur : Mike Gérard

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