Combien de réel pouvons-nous supporter ?
Combien de beauté, combien d’horreur ?
Frontière mouvante, jauge absurde,
Et si nous pouvions tout absorber ?
Comme le chante la mystique, prendre tout le monde en soi.
Alors dans le détachement parfait,
Plein de tout et son contraire, nous nous dissolvons,
Quittons l’humanité, cessons d’être incarné.
Tel jour je me dissous, tel autre je me blinde.
Parfois je me consume, mais tout reste dans les limbes.
La mer, elle, n’a pas besoin de guide pour être fidèle à sa nature.
Trop de réalité, ou trop d’illusion ?
Seule, je me morfonds.
Dans ce réel je perds, même si je gagne ponctuellement.
Reliée, j’esquive et affronte en même temps.
Dans l’irréel, mais avec l’espoir en dédommagement.