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16.02.2026 par ro
num.356 mars 2026 p.04
Billet côté évangélique

Lors d'un culte de début d'année, notre pasteur, se fondant sur le récit de la construction du tabernacle dont Moïse avait reçu les "plans" de Dieu lui-même, nous a invités à repenser notre propre tente de la rencontre. Dieu avait dit : Ils me feront un sanctuaire, et j’habiterai au milieu d’eux. Exode 25 :8
Ce sanctuaire préfigure bien-sûr le futur Temple construit par Salomon, mais aussi la présence de Christ, Emmanuel, nom qui signifie Dieu avec nous (cf. Esaïe 7 :14, Matthieu 1 :23).
J'ai alors entrepris de mettre à part quotidiennement un temps pour la prière et la lecture de la Bible, en m'aidant des commentaires d'un éminent théologien, John Mac Arthur, décédé récemment. J'ai choisi de commencer par l'Evangile de Matthieu, chapitre par chapitre.
Une chose, entre autres, m'a frappé : la description du ministère de Jésus.
Jésus parcourait toute la Galilée, enseignant dans les synagogues, prêchant la bonne nouvelle du royaume, et guérissant toute maladie et toute infirmité parmi le peuple. Mt 4 :23. Elle est répétée presque mot pour mot en Mt.9 :35. En Mt.11 :1, la guérison n'est pas mentionnée. Il vaut la peine de se pencher sur cette description, si l'on veut imiter notre Seigneur.
Enseignant dans les synagogues – Les Juifs avaient besoin d'entendre parler des valeurs du Royaume des Cieux (lire le sermon sur la montagne des chapitres 5 à 7), en opposition à la pratique de rites religieux : miséricorde et non sacrifices (citation de Osée 6 :6), opposition mentionnée deux fois (Mt.9 :13 et Mt.12 :7). Si cet enseignement doit tous nous interpeller encore aujourd'hui (ne sommes-nous pas religieux de nature ?), imiter le Christ dans son ministère d'enseignement requiert une solide formation.
…guérissant toute maladie et toute infirmité parmi le peuple. – Jésus est à Capernaüm, sa ville, lorsqu'on lui amène un paralytique couché sur son lit. Voyant leur foi, Il dit au paralytique : Prends courage, mon enfant, tes péchés sont pardonnés. Mt. 9 :2. Le récit relate que des scribes, entendant cela, jugent en eux-mêmes ces paroles comme étant blasphématoires. Jésus, qui lit leurs pensées, dit alors : Lequel est le plus aisé, de dire : Tes péchés sont pardonnés, ou de dire : Lève-toi et marche ? Mt. 9 : 5. Et Jésus guérit le malade par sa parole. Il justifie cet acte en disant qu'Il veut être reconnu comme ayant le pouvoir, sur la terre, de pardonner les péchés.
…prêchant la bonne nouvelle du royaume… – Le pardon de nos péchés est au cœur de l'Evangile (mot qui signifie bonne nouvelle). Mais avons-nous conscience de ce que cela a représenté pour Jésus-Christ. Il n'a cessé :
• D'enseigner des choses vraies, mais très souvent mal reçues.
• De faire le bien en guérissant d'innombrables malades sans commettre de péché. Certains ont donné gloire à Dieu, d'autres ont prétendu que ce pouvoir lui était donné par le diable.
Et Il a supporté contre sa personne une telle opposition de la part des pécheurs (Hébreux 12 : 3), opposition qui l'a quand même amené à s'offrir lui-même, à notre place, en sacrifice à Dieu. Reconnaissons notre misère et allons à sa rencontre.
Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Mt. 11 : 28.
Pierre Berkovits

auteur : rédacteur occasionnel

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