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17.08.2025 par FIB
num.351 septembre 2025 p.06 Nos oiseaux en automne
Fascinant ballet des migrations : la région lémanique se trouvant sur une des deux grandes voies migratoires en Europe (avec celle passant par les Balkans), ce sont des millions d’oiseaux qui défilent dans notre ciel en cette fin d’été. Certains partent rejoindre le sud de l’Europe ou l’Afrique déjà début août, tels que les milans noirs et les martinets noirs, suivis par les autres migrateurs qui volent de jour et en groupe, pouvant parcourir jusqu’à 12'000 kilomètres sans s’arrêter ! Quant aux oiseaux hivernants venus du nord, ils arrivent chez nous pour se préparer à l’hiver en compagnie de nos oiseaux sédentaires. Et finalement, les migrateurs longues distances font escale dans notre région pour se reposer et se ravitailler. Lieux d’observation dans la région : cela vaut vraiment la peine d’observer le ciel par beau temps tout le long du lac ces prochaines semaines, en particulier à Versoix, à la Pointe-à-la Bise et aux Bains des Pâquis où l’on peut voir passer des oiseaux migrateurs rarissimes, tels le balbuzard pêcheur ou la sterne arctique qui effectue plus de 70'000 km par an. La nouvelle roselière des Eaux-Vives accueille aussi de nombreuses espèces migratrices rares et captivantes alors que le défilé de Fort l’Ecluse offre un lieu d’observation exceptionnel des oiseaux descendant en masse le couloir du Rhône, notamment les rapaces et les cigognes. N’oubliez pas de vous équiper d’une paire de jumelles, devenues très abordables, pour admirer le spectacle ! Effets du changement climatique : ils se font fortement ressentir sur les oiseaux migrateurs qui sont très vulnérables et totalement tributaires des conditions météorologiques. Ils migrent soit plus tardivement soit se sédentarisent en s’adaptant au risque de ne pas avoir assez à manger ou de souffrir du froid en hiver, tels les passereaux, les étourneaux sansonnets dans les vignes ou les pigeons ramiers en ville. Les oiseaux migrateurs souffrent également de la perte d’habitats et de lieux de ravitaillement sur les voies migratoires en raison de la sécheresse, des inondations et des nombreux incendies dans le sud de l’Europe. Finalement, ils paient un lourd tribut aux phénomènes climatiques extrêmes comme les tempêtes ou la grêle qui peuvent les désorienter et les blesser. Soufflage des feuilles mortes : notre besoin du propre en ordre est souvent nuisible à la biodiversité, et aux oiseaux en particulier, car ils fouillent sous les feuilles mortes pour trouver insectes, larves et petits invertébrés, surtout lorsque les ressources alimentaires se font rares. De plus, le bruit des souffleuses, intense et constant en automne, est une source de stress supplémentaire pour les oiseaux (et tous les autres êtres vivants !). Enfin, la décomposition des feuilles enrichit notre sol et favorise une chaîne alimentaire qui à son tour permet de nourrir les oiseaux. Laissez donc vos souffleuses de côté ou utilisez-les moins souvent – nos oreilles ne s’en plaindront pas ! Remerciements au COR : nous remercions chaleureusement M. Patrick Jacot et son équipe pour leur disponibilité et leur soutien dans la rédaction de ces articles et souhaitons beaucoup de succès au COR qui vient de fêter ses 50 ans. N’hésitez pas à les contacter si vous désirez organiser une visite pédagogique ou à rejoindre l’équipe des bénévoles à Genthod - vous ne vous y ennuierez pas une seconde ! Fiona Blum Un film exceptionnel à voir sur Youtube : « Le Peuple migrateur » de Jacques Perrin
auteur : Fiona Blum
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