J'espère que vous avez tous passé un agréable été, loin de vos occupations quotidiennes. Dans ce monde troublé, les vacances sont attendues avec impatience. Elles permettent d'oublier ou d'ignorer les mauvaises nouvelles quotidiennes de guerres, catastrophes climatiques ou morosité financière.
Les vacances sont appréciées par les enfants qui aiment tant se rendre à la plage. Je m'en souviens encore ! Quand j'étais enfant, depuis le centre de l'Angleterre, nous nous entassions dans notre vieille Ford 10 et roulions pendant trois heures pour rejoindre la mer. Ma première vision de cette eau fut magique, elle me fit rêver de surfer sur les vagues. Aujourd'hui, le premier regard sur la mer se fait peut-être depuis un avion, ou peut-être depuis un train.
Ceux qui ont les moyens de voyager, se réjouissent à l'avance du moment du départ. Cela est spécialement vrai pour les personnes dont les horaires sont irréguliers : le personnel médical dans les hôpitaux, les gens qui commencent ou finissent leur service lorsque la plupart d'entre nous dorment.
L'impact des changements climatiques influencera de plus en plus le choix des destinations. La péninsule ibérique et la Grèce s'attendent à une deuxième vague de chaleur en août, avec des températures dépassant les 40 degrés et des risques d'incendies. En août, le Royaume-Uni a connu sa quatrième vague de chaleur de l'année. D'autre part, un départ vers des zones plus fraîches ne met pas à l'abri de violentes tempêtes (comme Floris en Angleterre début août). Même en Suisse, des événements exceptionnels peuvent se produire (Chaux-de-Fonds, Morges ou les vallées du canton du Valais).
Malgré le fait que la Suisse ne représente qu'une petite partie du « changement climatique », il n'est pas toujours facile de faire un choix respectueux de l'environnement, tant en matière de transport que de destination. Les croisières en mer à bord de très grands navires sont très populaires. Toutefois certaines destinations leur sont désormais interdites, tandis que beaucoup d'autres utilisent encore du fioul lourd polluant. De plus petites péniches naviguent en mer, sur les fleuves ou les canaux, parfois loin de la Suisse. Les louer a pour avantage de choisir soi-même son embarcation, donc son niveau de respect de l'environnement.
Pour les voyages en avion, il n'y a pratiquement aucun moyen de choisir un vol avec une compagnie utilisant des avions de « nouvelle génération », surtout s'il s'agit d'un forfait incluant les vols. Certaines agences mentionnent dans leur publicité « Ce voyage peut être compensé en termes de CO2 ». Toutefois, il s'agit d'une option proposée aux clients, et non aux compagnies aériennes. Quoi qu'il en soit, je pense que pour absolument tous les vols de Genève, ce sont les propriétaires ou les exploitants qui devraient prendre en charge la compensation.
Étonnamment, pour la plupart de ses vols à Genève, la compagnie aérienne Swiss utilise des avions très modernes et va bientôt commencer à moderniser sa flotte long-courrier. Cependant, elle possède encore plusieurs Airbus A320 construits au siècle dernier pour Swissair et repris par Swiss. Ces engins sont presque toujours utilisés pour les vols de Zurich, y compris environ la moitié des vols sur Genève.
Selon certaines agences de voyage, il existe une tendance à prendre des vacances avant ou après les principaux mois d'été : va-t-elle se poursuivre ?
Ma conclusion est que ceux d'entre nous qui ont les moyens de prendre des vacances en été ne doivent pas se sentir coupables, mais devraient si possible, penser à l'environnement avant, pendant et après leurs vacances.