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19.08.2025 par DTT
num.351 septembre 2025 p.08
Fondation Samuel-May

 «J’estime avoir fait mon temps et du bon travail»

Président de la Fondation Samuel-May depuis quinze ans, Daniel Ricci se retirera à la fin de l’année. Le sexagénaire en profite pour régler quelques comptes suite à certaines attaques dont il estime avoir été la victime pendant la campagne électorale du printemps dernier.

Il dit avoir beaucoup hésité avant de répondre aux accusations. Car Daniel Ricci, épinglé ce printemps dans le Télé-Versoix Magazine, n’est pas du genre belliqueux. Il n’aime pas polémiquer non plus. «En même temps, dit-il, je n’attaque pas mais je sais me défendre». Le conseiller municipal centriste et président de la Fondation Samuel-May assure être toujours resté dans les clous quant à la gestion et son rôle au sein de l’institution. «Mon travail consiste principalement à diriger les travaux, à représenter la fondation en toutes circonstances ou encore à avoir mis en place une plateforme informatique, une sorte de mémoire de notre structure, précise-t-il. Je n’interviens pas du tout dans les attributions d’appartements, ni dans celles des locaux commerciaux. La décision finale revient toujours au bureau de la Fondation et, en cas d’exception, au Conseil de Fondation».

Collaboration avec les régies

En effet, comme cela se passe dans les autres fondations communales gérant du logement, celles-ci collaborent avec une régie privée dans laquelle les gens s’inscrivent. «Les dossiers qui nous parviennent ont été triés au préalable, le travail de la régie consiste à vérifier et contrôler que les demandes respectent tous les critères comme la solvabilité, le nombre de pièces souhaité ou encore le lien avec notre commune, ajoute-t-il. Et comme nous privilégions les Versoisiens, il n’est pas rare du tout que les dossiers qui nous parviennent soient déposés par des personnes que nous connaissons!»

Pour Daniel Ricci, on ne peut dès lors parler de copinage ou de clientélisme: «Nous avons d’ailleurs la même démarche en ce qui concerne les travaux puisque nous privilégions les entreprises locales». A Versoix, c’est bien connu, presque tout le monde connait tout le monde.

Départ annoncé

A la présidence de la Fondation Samuel-May depuis 2010, le centriste va tirer sa révérence à la fin de l’année. «J’ai atteint l’âge de la retraite, j’estime avoir fait mon temps et du bon travail, notamment dans le domaine des économies d’énergie, assure-t-il. Je ne me représenterai donc pas et laisserai ainsi le Conseil administratif et le Conseil municipal nommer les neuf membres de la fondation». Ceux-ci, faut-il le rappeler, sont effectivement désignés par les élus des autorités versoisiennes et doivent tous être domiciliés sur la commune.

Autre sujet critique, celui des rémunérations. Celles-ci peuvent paraitre élevées, on parle par exemple d’un revenu de 3900 francs mensuels pour Daniel Ricci pour un travail estimé à quelque 30%. Bien payé ? Trop bien payé ? A chacun d’en juger. Il faut toutefois savoir que parmi les dizaines de fondations du même type que compte notre canton, chacune choisit son propre mode de rémunération. Certains membres sont rémunérés au mois, d’autres touchent des jetons de présence de différents montants. Selon les statuts, c'est le Conseil de Fondation qui valide les rémunérations du bureau (président, vice-président et secrétaire). In fine c’est le Conseil municipal qui vérifie et entérine les comptes.»

A noter encore que la fondation, outre ses neuf membres nommés, compte trois employés pour un taux de travail équivalent à 2,5 temps plein. Dernier changement, depuis le mois de septembre, la fondation collabore avec la régie Rosset en lieu et place de la régie Naef.

DTT

 

Légende photo

C’est un Daniel Ricci apaisé qui quittera en fin d’année la présidence de la fondation Samuel-May. (dr)

 

auteur : Didier Tischler Taillard

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