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06.02.2026 par MM
num.356 mars 2026 p.06 Versoix parmi les huit meilleures entreprises formatrices genevoises
En novembre 2025, lors de la Cérémonie du Prix de l’entreprise formatrice (PEF) organisée à Palexpo dans le cadre de l’exposition de la Cité des métiers, le Cabinet Dentaire Versoix Centre a eu la grande joie de faire partie des lauréats.e.s se distinguant pour l’excellence de leur engagement en faveur de la formation professionnelle. Le PEF est une initiative de l’association Cité des métiers, qui réunit les associations patronales et syndicales ainsi que le Département de l’instruction publique, de la formation et de la jeunesse (DIP). Il récompense des entreprises exemplaires issues des sept pôles de formation – santé, construction, commerce, services, techniques et arts – ainsi qu’une grande entreprise, reflétant ainsi la diversité et la qualité des pratiques de formation à Genève. L’attribution du prix repose sur des critères exigeants, tels que le taux de réussite des apprentis, la qualité de l’encadrement et la conformité des salaires. Une distinction inattendue qui récompense l’engagement d’une équipe soudée, qui tient la formation à cœur et soutient les apprenti·e·s depuis plus de vingt-cinq ans. Symbole de cette continuité, c’est une ancienne apprentie, Mirlinda Shabani, qui est maintenant la formatrice officielle du cabinet, accompagnant à son tour des jeunes aux parcours parfois incertains vers l’obtention de leur CFC, comme Yuvela Teki, qui nous raconte son cheminement avec authenticité. Arrivée à Versoix il y a cinq ans, elle effectue, à la fin du Cycle, divers stages, notamment en pharmacie, et emplois étudiants, entre la grande distribution et la restauration rapide. Ces expériences ne lui correspondent pas et l’emplissent de doutes quant à sa capacité à s’intégrer durablement dans le monde du travail. C’est en découvrant la profession d’aide-dentaire qu’elle trouve finalement un métier dans lequel elle s’épanouit : « Ce qui me plaît ici, c’est la variété : chaque journée est différente ! ». Au quotidien, Yuvela assiste les trois médecins-dentistes du cabinet lors de soins variés, tels que les traitements de racine, les extractions, les interventions chirurgicales ou les radiographies. Elle prépare le matériel, installe les patients et les accompagne tout au long de leur prise en charge, contribuant ainsi au bon déroulement des consultations. La formation d’assistant·e dentaire (CFC) repose sur le modèle dual : quatre jours par semaine en cabinet et un jour à l’école professionnelle. Les AD y suivent des cours de médecine dentaire — anatomie bucco-dentaire, pathologies, assistance aux traitements conservateurs et chirurgicaux, radiologie, hygiène et prophylaxie — ainsi que de culture générale, d’anglais professionnel et de sport. « Les cours ne sont pas toujours faciles, surtout au début lorsque j’apprenais le français, mais j’ai énormément progressé », reconnaît Yuvela, « j’ai appris à organiser mes révisions et ai gagné en autonomie ». Habituée au cadre scolaire, elle redoutait de ne pas réussir à s’adapter au monde du travail et d’abandonner en cours de route. Trois ans plus tard, à 20 ans, le constat est tout autre et c’est avec fierté qu’elle termine en ce moment sa troisième année, la dernière avant l’obtention de son diplôme (CFC). À plusieurs reprises, Yuvela me souligne l’importance du soutien reçu de la part de son équipe, solidaire, compréhensive et à l’écoute, qui l’a encouragée à poser des questions et lui a permis d’évoluer à son rythme. Grâce à cet environnement bienveillant, la jeune femme a dépassé ses craintes initiales et gagné en assurance : « Aujourd’hui, je me sens à l’aise. Je sais que je peux aller au bout de ce que je commence ! ». Et ensuite ? Plusieurs chemins s’offrent à elle : entrer directement dans la vie professionnelle, poursuivre avec une maturité professionnelle ou envisager des études universitaires en médecine dentaire. « Je réfléchis encore », sourit-elle. Ce prix met en avant l’importance des filières professionnelles et de l’accompagnement des jeunes en formation. Il visibilise la valeur de l’apprentissage, qui offre non seulement des perspectives professionnelles concrètes, mais permet aussi de développer son autonomie, sa confiance et son sens des responsabilités. Les entreprises formatrices jouent un rôle central dans ce dispositif, en transmettant les compétences pratiques indispensables à l’exercice du futur métier. « Former des jeunes est pour nous un véritable plaisir. Nous sommes très reconnaissants de pouvoir les accompagner, transmettre notre savoir et participer à la construction de leur avenir professionnel », me dit Mirlinda. Merci à elle ainsi qu’à Yuvela de m’avoir accueillie dans leur cabinet et encore félicitations à toute l’équipe pour cette reconnaissance bien méritée ! Maria
auteur : Maria Mehdi
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