09.11.2022 par JROC
num.324 déc.2022-janv.2023 p.03
La rédaction rend visite à son imprimeur

Curieuse d’assister à la production du Versoix Région, une partie des rédacteurs(trices) s’est rendue fin septembre dans les locaux d’impression de votre journal.
Confiée à PCL Presses centrales SA, la responsabilité de la production est toujours intéressante à visualiser.
Nous entrons dans l’atelier pour assister à la sortie du numéro 322 pour le mois d’octobre.
La mise en machine est précédée de la gravure au laser des plaques. Cette gravure correspond aux fichiers numériques que nous leur avons transmis. Elles sont calées sur les cylindres de la rotative. Les imprimeurs règlent les couleurs des premiers exemplaires. Le tirage final du VR est de 12'500 ex. Environ 15% du papier est consacré aux différents réglages et contrôle de qualité. Une fois la rotative mise au point, le temps de tirage : moins de 15 minutes. Pour rentabiliser une telle installation, il est bien évident que d’autres journaux sont imprimés à la suite ou avant notre journal. Ce qui est toujours remarquable dans le domaine de l’impression rotative, c’est la taille des rouleaux de papiers destinés à l’alimenter ainsi que la vitesse de défilement (12-15 m/s). Un des ennemis redoutés des imprimeurs rotativistes est la casse de la bande de papier, relativement courante.
A noter que les journaux sortes pliés au format auquel vous les recevez dans la boîte aux lettres.
Curiosité grandement satisfaite (beaucoup d’éléments de la fabrication sont sous « cloches » et peu accessibles notamment en raison de la pollution sonore), nous avons terminé cette agréable soirée autour d’une table en compagnie de collaborateur/trice de PCL qui participent au bon déroulement des opérations.


Petit résumé de la fabrication d’un journal

Les imprimeries qui ont survécu à la révolution numérique ont souvent un historique remontant à très loin. Celle qui s’occupe de votre journal trouve ses origines en 1772 déjà.*
Elle a traversé les générations et les révolutions technologiques qui ont bouleversé les métiers des arts graphiques. Elle tente aujourd’hui, comme de nombreuses entreprises, de résister à l’explosion des coûts du papier et des énergies.

Il nous est dès lors apparu intéressant de rappeler les ingrédients de la fabrication d’un journal en décrivant succinctement les différents métiers qui y participent.

Il faut d’abord des gens qui écrivent les textes : auteur(es) ou journalistes. Ils écrivent leurs récits ou histoires, relatent des faits, essaient de partager leurs émotions.

Il faut un/e éditeur (trice). Il ou elle supervise le travail des journalistes, discute avec eux lors de réunions. Il/elle prête également une attention particulière aux coûts afin d’assurer la pérennité du journal.

Il y a parfois un/e illustrateur(trice). Il invente et dessine, en fonction des textes et sujets développés dans le numéro à paraître. Souvent, il discute de ses esquisses avec l’éditeur.

La rédaction de Versoix Région a la chance d’avoir, dans son équipe de rédaction, une espèce en voie de disparition : il s’agit d’un correcteur qui vérifie la bonne orthographe des titres et des textes.


Puis vient la mise en page : elle est l’œuvre d’un/e graphiste ou un/e polygraphe. Il/elle donne forme aux différentes pages sur son ordinateur (placement des textes, des images).
Les fichiers sont créés et vérifier avant de passer à l’étape suivante.

A partir des fichiers numériques, l’imprimeur ou techno-imprimeur(euse) reproduit textes et images. Ces derniers sont d’abord gravés sur des plaques fixées sur un cylindre de la rotative. Ce cylindre, sorte de gigantesque tampon, reçoit l’encre et imprime le papier. Pour obtenir toutes les couleurs nécessaires, il n’utilise que quatre encres : cyan, magenta, jaune et noir. Après réglage, plusieurs milliers d’exemplaires sortent de la rotative, déjà repliés, en moins d’une heure.

Les journaux sont réunis sur des palettes et acheminés chez le distributeur. Souvent c’est la Poste, mais il existe des sociétés de distribution. Ils se chargent de les déposer dans les boîtes aux lettres.

Et enfin, au bout de la chaîne le dernier maillon mais peut-être le plus important, la lectrice/le lecteur. Intervenants que l’éditeur souhaite toujours plus nombreux et satisfaits des contenus de son journal.
Jacques Rochat

 

*www.pcl.ch
Photos : L. et J. Robyr et PCL

auteur : Jacques Rochat

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