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15.08.2025 par ro
num.351 septembre 2025 p.04
Billet côté évangélique

Recommencement, reprise, et pourquoi pas retour vers notre Père ?
Alors que je rédige cet article, nous sommes à quelques jours de la reprise scolaire. Qui dit reprise dit recommencement, retour à l’école ou à son lieu de travail. En pensant à tous ces mots qui commencent par le préfixe « re » indiquant le recommencement de quelque chose qui n’est pas nouveau, je pense à cette parabole du fils perdu (ou prodigue) que l’on trouve dans la Bible (Luc 15.11-32). Lui aussi a vécu un retour, un recommencement, qui a passé par trois « re » successifs.
Après avoir quitté la maison familiale en ayant au préalable demandé sa part d’héritage à son père, le fils cadet a tout dépensé cet argent, à tel point qu’il se trouve sans moyens pour subvenir à ses besoins. Alors qu’il travaillait comme gardien de porcs, un travail et une vie qui contrastait sensiblement avec ce qu’il avait connu au préalable, il se met à réfléchir. Ce premier « re » est une étape importante pour qu’un changement puisse avoir lieu, pour s’engager dans une nouvelle direction, pour qu’une prise de conscience soit possible. Parfois nos circonstances nous empêchent de faire ce retour intérieur nécessaire pour sortir de nos impasses.

Pour ce fils cadet, cet arrêt, certes un peu forcé, l’a conduit à prendre la décision de retourner vers son père, dans une attitude humble et authentique, en reconnaissant que ce qu’il avait fait était mal et qu’il regrettait amèrement son départ de la maison familiale. Il va jusqu’à avouer à son père : «j'ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils ». Qu’est-ce que le péché ? C’est tout ce qui nous sépare de Dieu, une définition assez facilement compréhensible au travers de cette parabole. Nos réflexions sont importantes et nécessaires, mais si elles ne s’accompagnent pas de décisions, de changement, de mise en pratique, elles ne nous font pas avancer. Elles peuvent même, dans certains cas, nous inciter à retourner à ce qu’on a quitté.

Comment réagit le père lorsque son fils revient ? De loin il le voit ; il l’attendait certainement depuis le premier jour où il a quitté la maison; et là le texte nous dit : « son père le vit et fut rempli de compassion, il courut se jeter à son cou et l'embrassa ». Quel accueil, sans reproche, sans jugement, sans demande d’explications, simplement un accueil plein de tendresse et d’émotion qui conduit le père à faire la fête, à se réjouir.

En ce temps de rentrée scolaire, de reprise du travail, je vous invite à imaginer ce retour accompagné par Dieu le Père qui n’attend qu’une seule chose, c’est d’être en relation avec ses enfants et de les bénir abondamment. Si ce Père vous est inconnu, ou lointain, voire inaccessible, alors pourquoi ne pas réfléchir, sachant qu’Il est, comme dans cette parabole, en attente constante de vous revoir, de vous serrer dans ses bras, et de se réjouir de vous retrouver pour un nouveau recommencement sans reproches.

Stéphane Klopfenstein, pasteur

auteur : rédacteur occasionnel

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